
Ce jour, les associations FNE Normandie, Manche-Nature, Cotentin-Nature Qualité de Vie, la Fédération de la Manche de la Ligue des Droits de l’Homme, Respire en Val de Sée, AVRIL et Agissons pour le Climat Granville Terre et Mer ont pris la parole ensemble pour dénoncer fermement une vidéo abjecte, mettant en scène le meurtre fictif d’un agent de l’OFB, diffusée lors de l’AG du syndicat Jeunes Agriculteurs.
Cette vidéo abjecte, qui se voulait « humoristique », a été présentée par les Jeunes Agriculteurs qui animaient cette AG comme un éventuel « support pédagogique » dans le lycée agricole. Elle s’inscrit dans une série d’attaques de la part de certains syndicats agricoles majoritaires et d’une partie du monde politique contre les agents de l’OFB chargés de faire respecter le droit de l’environnement.
L’Office Français de la Biodiversité, établissement public de l’Etat, est un pivot de la connaissance et de la préservation de la biodiversité, notamment en charge de la police judiciaire de l’environnement sous l’autorité des parquets.
Son utilité est immense
Les associations normandes France Nature Environnement Normandie (FNE Normandie), Manche-Nature, Cotentin-Nature Qualité de Vie, la Fédération de la Manche de la Ligue des Droits de l’Homme, Respire en Val de Sée, AVRIL et Agissons pour le Climat Granville Terre et Mer
Demandent à Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition Écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche :
1. De rappeler le rôle irremplaçable de l’OFB pour la protection de l’environnement et de reconnaître la nature des risques qu’encourent les inspecteurs de l’environnement qui protègent nos biens communs : eau, sol, faune, flore, climat. Ces agents doivent être clairement et systématiquement défendus par les pouvoirs publics. Ils ne doivent en aucun cas être désarmés, quelles que soient les activités et les personnes qu’ils contrôlent. Nous rappelons que 85 agents de l’OFB (et des établissements qui l’ont précédé) ont été tués en service, notamment par balles ;
2. Qu’une réprobation claire, nette et publique de cette vidéo soit prononcée, et que la banalisation de la violence soit condamnée avec la plus grande fermeté ;
3. Que les responsables de cette vidéo soient poursuivis et sévèrement condamnés pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique et provocation publique à la commission d’un crime.
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