Manche-Nature répond au maire de Portbail

Extraits du bulletin municipal de Portbail

Extraits du bulletin municipal de Portbail

Dans « Le Mot du Maire » publié dans « La Lettre » du 15-3-10, et sur le site Internet de la commune, M. Guy CHOLOT met vigoureusement en cause notre association. Nous contribuerions à « détruire ce que les élus » instaurent pour le bien public, ferions perdre temps et argent public, et, plus grave, véhiculerions de la « haine » et « intolérance ».Tout ceci à propos d’un projet immobilier privé, la balnéothérapie du « Domaine des pins », prévu sur un littoral resté naturel.

Pour M. CHOLOT, « le seul discours » de notre association, « c’est le recours devant le Tribunal ». Il suffit pourtant de lire notre rapport d’activité, que M. CHOLOT n’a jamais cherché à se procurer, pour constater que l’activité juridique ne représente qu’une très petite partie de notre action. Il faut en outre rétablir une vérité. M. le Maire se prévaut du « feu vert » du préfet, alors même que dès le 15-11-07, celui-ci émettait un avis défavorable, précisé par courrier du 2-9-08, indiquant que « ce secteur du domaine des pins ne peut pas être considéré comme urbanisé. Toute construction et installation dans la bande des 100m serait alors contraire à la loi Littoral ». C’est bien plutôt d’un feu orange foncé qu’il s’agit.

Manche-Nature a dialogué, mais quel temps perdu ! Nous avons rappelé la contrariété du projet avec la loi au cours d’une réunion d’information, nous avons accueilli un Maire-adjoint à notre formation « loi Littoral », nous avons le 25-5-09 adressé à la commune une analyse circonstanciée de la non-faisabilité juridique du projet. Tout cela en vain. C’est en toute connaissance de cause que M. le Maire tente de passer en force.

Dans ce contexte, quelle autre solution qu’un recours au Tribunal ? Ce n’est pas la « conception de la démocratie » de M. le Maire. C’est regrettable, puisque la justice permet de faire appliquer la loi adoptée par les élus du suffrage universel, en l’espèce la loi Littoral, votée à l’unanimité en 1986 et jamais remise en cause depuis. M. CHOLOT revendiquerait-il le droit, en tant qu’élu local, de se dispenser du respect de la loi ? Conception fort étonnante de la démocratie que, bien évidemment, nous ne partageons pas.

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